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Prisonniers du TPIR au
Mali
Koulikoro, le 28 octobre 2009
indépendante
sur
l’héritage du Tribunal pénal
Objet : Contribution des prisonniers du TPIR au Mali J’ai l’honneur de vous transmettre en annexe notre contribution intitulée : « La fermeture imminente du TPIR : quel devenir pour le condamné ? Point de vue des prisonniers du TPIR au Mali ». Veuillez agréer l’expression de notre très sincère considération. Le représentant des prisonniers du Quartier pénitentiaire du TPIR à Koulikoro – Mali Ferdinand Nahimana Copie pour information : -Régisseur du Quartier pénitentiaire du TPIR à Koulikoro – Mali |
Mémorandum portant contribution des détenus du TPIR à la conférence de novembre 2009 à La Haye. ENGLISH VERSION
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Les détenus
de
l’UNDF à Arusha se félicitent de
l’initiative
prise par le Comité ad hoc d’organiser cette
Conférence indépendante sur
l’Héritage du
TPIR vu du point de vue de la Défense. Nous saluons
très
chaleureusement les conférenciers et les autres intervenants
à tous les niveaux. Faute de pouvoir participer directement
à ces débats qui nous concernent et nous
interpellent,
nous nous faisons le devoir de consigner nos commentaires et
suggestions dans ce Mémorandum adressé aux
organisateurs
qui jugeront de l’opportunité de le
distribuer aux
participants et, éventuellement, de le soumettre aux
débats.
Notre contribution tient largement compte des débats riches en informations auxquels se sont livrés les participants au Colloque sur le TPIR tenue à Genève du 09 au 11 juillet 2009. Ce colloque organisé conjointement par les Institutions universitaires suisse et française (ADH, IHEID et IEDES) sous le patronage du Département des Affaires étrangères suisse et du TPIR a réuni autour des autorités du TPIR, le Président Byron, le Procureur Jallow et le Greffier Adama Dieng, une fourchette de personnalités du monde judiciaire et universitaire dont des anciens procureurs du TPIR, des professeurs, quelques avocats de la Défense et ceux de l’Accusation, des membres du personnel du TPIR intervenant à divers niveaux, ainsi que des experts et autres anciens témoins devant le TPIR et quelques journalistes. |
UN DETENU: 'Ne serait-il pas temps pour la Communauté Internationale de revoir son approche de la question des Grands Lacs (République Démocratique du Congo et Rwanda en particulier) ?'
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Les prolongements de la crise rwandaise dans la région, spécialement en RDC interpelle la Communauté internationale sur l’échec de la mission du TPIR de ramener la paix au Rwanda et dans la région. 1-La tragédie qui a ravagé le Rwanda depuis le 01 octobre 1990, a débordé plus tard pour affecter l’ensemble de la région, particulièrement et spécialement, la RDC, a causé de l’afflux massif des réfugiés hutus rwandais, qui fuyaient les massacres systématiques perpétrés par l’armée du FPR lors de sa conquête du pays entre avril et juillet 1994. En dépit des mesures de rapatriement forcés opérées depuis 1996, lors de l’attaque des camps de réfugiés à l’est de la RDC, des centaines de milliers ont poursuivi leur route d’exil jusque dans les fins fonds de la forêt équatoriale et au-delà jusqu’à l’Océan Atlantique, toujours à la recherche de la paix et de la sécurité ; ils sont allés demander asile en Angola, au Congo-Brazzaville, au Gabon et au Cameroun notamment: Ce sont des personnes qui ne cherchent que la paix. Nombreux sont donc les Rwandais qui ont pensé que la mise en place du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) allait et pouvait contribuer à l’apaisement et à la réconciliation au Rwanda et au retour de la paix et de la stabilité dans la région. Malheureusement... |

